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"Images et couleurs linguistiques"

Présentation de l'exposition White Spirit à l'Université de Poitiers

par Pierre Borion (©) le 5 novembre 2004


 

La nuit n'est plus noire, transpercée par le rêve,
elle devient jaune, rouge, bleue... ou blanche

 

Profitons de l'occasion qui nous est donnée pour présenter l'exposition qui se déroule autour de nous.

Nous devons cette exposition au peintre tourangeau Gérard Cavazza. Cette exposition, White Spirit regroupe en réalité plusieurs périodes.

Gérard Cavazza commence à peindre dans les années 70, il va s'arrêter pendant presque 20 ans pour exercer son métier d'ingénieur puis se consacrera entièrement et courageusement à la peinture. Nous allons voir que, même avec des toiles séparées de 20 ans, l'exposition va garder une certaine unité.

De la première période nous avons deux exemples issus de l'exposition Une Cassure dans le certain : Hommage à Bobby Sand qu'il a peint, pour l'anecdote, la veille de la mort de Sand et Marie réalisé un mois avant la naissance de sa fille. Ce sont des peintures abstraites inspirées du cubisme et du surréalisme, axées sur la composition (on peut parler de construction), la luminosité et les couleurs.

En 1999, il se remet à peindre et se tourne vers une peinture inspirée des paysages marocains, cette fois à mi-chemin entre le figuratif et l'abstrait, puis se replonge dans l'abstraction pure avec son exposition Racines Carrées d'où sont tirées les quatre toiles de la série Insomnies (Nuit rouge, Nuit jaune, Nuit bleue et Nuit blanche), Aix Nihilo, série d'aquarelles là encore à mi-chemin entre le figuratif et l'abstrait, et, enfin, White Spirit, toiles blanches, construites en diptyques.

Ainsi, nous avons ici un certain panel de toiles issues d'instants très différents, qui, malgré leurs séparations temporelles, gardent entre elles une certaine unité.

Cette unité nous l'avons, premièrement, par la construction architecturale des tableaux où règne une grande liberté des formes. Pour reprendre les mots de Jean Louis Lissalde, membre de l'ordre des architectes, " l'abstraction, chez Gérard Cavazza ne naît pas du hasard". Il s'agit d'une véritable construction, avec des fondations, des plans, des voûtes, des perspectives… mais il bâtit avec de la couleur et de la lumière.

Pas étonnant qu'il réalise alors l'exposition L'or des cathédrales, les cathédrales étant bâties en grande partie avec de la lumière, comme les cathédrales mentales, rouge et or, qu'il construit dans cette exposition.

Ces bâtiments dégagent une mystique évidente puisqu'ils invitent, spirituellement et formellement, à lever les yeux au ciel.

Des cathédrales à White Spirit il n'y a pas si loin. En effet, la construction en diptyque des toiles blanches traversées de couleurs nous donne l'impression d'un panorama, d'un paysage, qui nous oblige à lever les yeux au ciel.

Cependant, ces paysages ne se laissent pas dompter de prime abord, il faut que le regard s'exerce, s'use, sur les toiles. Les paysages de White Spirit sont traversés de traits, de brisures ou d'éclatures, pour reprendre le néologisme du critique Bruno Lavillatte, qui nous obligent à recomposer le tableau, le transformer par le biais de notre regard. Ainsi la grande place laissée à l'imagination confère un pouvoir révélateur, caractéristique du solvant Withe Spirit. Le spectateur se retrouve ainsi comme Breton devant La mariée mise à nue par ses célibataires même de Duchamp : "c'est comme s'il on venait m'apporter des nouvelles de moi-même."

Ainsi, les toiles deviennent une école du regard, elles nous invitent à revoir le monde, à le recomposer, comme ces paysages d'Aix Nihilo qui représentent l'île d'Aix, où un même lieu vu à des moments et avec des regards différents se métamorphose, où l'imagination et l'émotion servent de solvant.

La réalité se transforme par l'émotion puisque nous la ressentons infiniment plus que nous la voyons comme si elle cachait autre chose dans ses replis sinueux.

La nuit n'est plus noire, transpercée par le rêve, elle devient jaune, rouge, bleue… ou blanche.

 

© Pierre Borion

Le 5 novembre 2004

 

Université de Poitiers
Faculté de Lettres et de Langues

 


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